La complexité et l’incertitude de notre époque obligent le dirigeant à connaître sa propre complexité, à ouvrir l’entreprise à une dimension plus humaine et éclairée. Un leader doit être conscient de lui-même, de son potentiel et de ses aspirations les plus hautes.
Georges Ohsawa a étudié les grands leaders de l’histoire… ceux qui bâtissent, qui inspirent… pas ceux qui exercent un pouvoir égotique lié à l’argent ou aux manipulations de toutes sortes. Et bien qu’a-t-il trouvé ? Que les grands leaders de ce monde, les vrais leaders charismatiques associaient la force du yang, de la structuration interne, de la connaissance de soi, de leur raison d’être basée sur de hautes valeurs à l’ouverture d’esprit, la fluidité du yin, l’empathie, l’écoute de leur intuition. Bref, la capacité à intégrer le masculin et le féminin permis par la pleine conscience de leur finalité noble de vie qui inspire et leur donne une autorité naturelle.
Alors, lorsque cet alignement intérieur est acquis, l’alignement avec les objectifs de leur organisation, ses valeurs coule de source si j’ose dire. Mon expérience me montre qu’il est fondamental de travailler avec le dirigeant sur son niveau de connaissance et de conscience de lui-même avant même d’envisager la transformation de l’entreprise. J’irais même jusqu’à dire qu’une entreprise ne peut pas se transformer au-delà du niveau de conscience de son dirigeant !
Il est temps d’inviter toute notre humanité dans l’entreprise, nos Intelligences et nos Natures (capacités et comportements), de mettre en lumière notre singularité pour s’accomplir et aider les autres à réaliser leurs talents.